Cofidur affiche 36 % de croissance depuis le début de l’année

A trois mois de la clôture
de son exercice fiscal, le groupe français enregistre 1, 23 milliard
de francs de chiffre d’affaires, dont 620 MF en assemblage et circuits imprimes.
Pour la première fois dans son histoire, toutes les filiales de sa
division sous-traitance sont profitables.




Cofidur retrouve bonne mine. Fini, le passage à vide de 1999,
où le groupe avait accusé une baisse de 13% de son chiffre
d’affaires annuel, (voir notre numéro du l » juin dernier).
Au terme des neuf premiers mois de son exercice 2000, le groupe français
enregistre 1,23 milliard de francs de chiffre d’affaires, soit une croissance
de 36% comparé à l’exercice précédent, à périmètre
comparable. Le troisième trimestre est venu rehausser toutes ces
courbes: 456 MF de chiffre d’affaires enregistré en trois mois,
activités sous-traitance et produits grand public confondues, soit
une progression de 47% comparé au même trimestre de 1999. «Notre
meilleur chiffre depuis notre création», a-t-on ainsi souligné au
sein du groupe.

L’activité traditionnelle, qui comprend à la fois la fabrication
de circuits imprimés, l’assemblage de cartes et les études,
a augmente de 11% depuis le début de l’année, à 620
MF, alors qu’elle n’affichait que 5% de hausse à la fin du mois
de juin. En ayant accéléré le rythme de ses activités,
le troisième trimestre a permis à Cofidur de répondre à l’un
de ses principaux objectifs : celui d’équilibrer le poids de sa
division produits grand public (PC et téléviseurs Continental
Edison) avec celle portant sur les produits industriels et professionnels
réalisés pour les donneurs d’ordre. L’activité propre
aux études et à l’industrialisation a ainsi effectué un
bond de 100% sur les trois premiers trimestres, ces prestations étant
prises en charge notamment par Seal Industrie, société francilienne
implantée à Coignières (78). L’activité circuits
imprimés a, quant à elle, augmenté de 4,5 % depuis
le début de l’année et celles relatives aux prestations
de sous-traitance proprement dites, telles que le câblage, l’assemblage
de carte, l’intégration de produits, ont crû de 8,5 % durant
cette même période.



Fédérer les activités en 2001.




Cofidur estime tirer les bénéfices de ses restructurations
opérées l’an dernier sur une grande partie de ses sites
français de production. Sa réorientation stratégique
avait notamment conduit à une réduction d’effectif en France,
mais aussi à l’embauche de nombreux commerciaux. Les 10 unités
entrant dans sa division produits industriels et professionnels, et quadrillant à peu
près tout le territoire français, sont désormais
toutes profitables. Une première dans l’histoire du groupe présidé par
Christian Durat.

La croissance organique du marché de la sous-traitance est venue
soutenir le développement de son activité traditionnelle
depuis le début de l’année. Pour autant, c’est surtout le
positionnement du groupe qui semble avoir porté ses fruits. Rappelons
que Cofidur se développe surtout vers les prestations à valeur
ajoutée (services logistiques, juste à temps…), la maîtrise
de produits électroniques complets avec surtout un savoir-faire
dans l’assemblage en petites et moyennes séries, pour des volumes
d’affaires d’environ 50 à 100 MF. Or, ces services intéressent
des donneurs d’ordre désireux d’avoir un interlocuteur unique pour
la fabrication de produits complets et complexes (terminaux Internet,
décodeurs numériques,…).

« En cela, nous ne souffrons pas de la concurrence des Américains.
Nous n’offrons pas les mêmes prestations. Eux se concentrent sur
des fabrications en très gros volumes, type GSM, tandis que nous,
nous sommes plutôt axés sur le service industriel. C’est
pourquoi nous ne sommes pas rivaux mais complémentaires. Et il
faut reconnaître que leur venue sur le sol français a été positive
dans la mesure où ils ont revalorisé l’image des sous-traitants»,
explique Philippe Broussard, directeur communication et marketing de Cofidur.
Il arrive même que le Français devienne partenaire de ces
leaders américains. Exemple: Cofidur effectue des prestations d’assemblages
en moindres volumes, que ces derniers lui confient car ils ne peuvent
les prendre en charge, ou bien des activités de réparation
de cartes GSM préalablement assemblées en grand volume par
ces grands sous-traitants.

Pour parfaire son niveau de services techniques, Cofidur a
investi depuis le début de l’année près de 30 MF
dans des machines de fabrication de circuits imprimés et de câblage
(équipements EGA, rayons X, laser…). Le groupe a entre-temps
corrigé sa stratégie de délocalisation annoncée
l’an dernier, en particulier en Europe de l’Est. «Il apparaît
difficile de délocaliser toutes nos prestations dans ces pays… ».
Encouragé par ses résultats, Cofidur s’apprête à terminer
l’exercice 2000 sur 2 milliards de francs de chiffre d’affaires, avec
un ratio équilibré entre ses divisions grand public et produits
industriels et professionnels. Après quoi, il cherchera à homogénéiser
son organisation en «fédérant les richesses de ses
filiales». Une stratégie qu’il a déjà amorcée
en créant un département baptisé Cofidur Project
Support (CPS), service qui prend en charge les projets au niveau groupe,
pour les confier ensuite au niveau des filiales, après évaluation
des besoins.

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